Vous avez survécu aux e-mails du travail, à la course pour récupérer les enfants, à une chaussette disparue et à un salon transformé en champ de LEGO. Et maintenant ? il est 18h30 et la journée est loin d’être finie, elle entre en phase deux : Diner, rangement, coucher et une crise de nerf (possiblement la vôtre).
Être un parent solo, c’est devoir tout faire. Être un papa solo, c’est souvent le faire pendant que tout le monde pense soit que vous gèrez tout… soit que vous ne gèrez rien du tout. C’est vous qui déposez les enfants, assurez les deadlines, changez les bodies tachés de sauce tomate et en plus vous êtes censé préparer un repas maison équilibré et mettre tout le monde au lit à une heure raisonnable ?
Soyons honnêtes : certains soirs, la vraie victoire c’est juste d’avoir tenu bon.
Les soirs avec un enfant ressemblent souvent à une boucle sans fin de micro-drames : des pleurs par ci, une casserole qui déborde par-là, des bananes dans la baignoire et vous, en train de répondre à des e-mails d’une main en découpant des raisins de l’autre.
Vous ne faîtes rien de travers, vous faites tout.
Vous pensez à la tenue de demain pour l’école, ce qu’il reste dans le frigo, au temps d’écran qui a sûrement duré trop longtemps et à comment finir ce fichu projet avant vendredi.
Vous êtes le soutien émotionnel, le gérant de la maison, le distributeur de goûter, le filet de sécurité.
Et même si c’est gratifiant, c’est aussi épuisant.
La fatigue décisionnelle, c’est bien réel. Si vous aussi vous vous retrouvez debout à 19h devant le frigo ouvert, à espérer qu’il vous apporte des réponses existentielles… Vous n’êtes pas tout seul.
S’il y a bien une astuce qui fonctionne plus d’une fois sur deux, c’est celle-ci : les enfants adorent la routine. Et vous aussi, vous finirez par l’aimer.
Oubliez les bains moussants et les retraites silencieuses. Pour un papa solo, prendre soin de soi ressemble à ça :
Vous êtes humain aussi.
Parfois vous cuisinez, parfois ce sont des tartines et des fruits. Et les soirs où vous n’en pouvez plus ? C’est là qu’un peu de planification sauve votre santé mentale.
Une victoire : c’est déjà assez.
On se met une pression pour tout réussir. Mais parfois une petite victoire, c’est déjà suffisant.
Et ça, c’est une victoire.
Vous n’avez pas besoin d’être parfait, vous avez juste besoin de persévérer. Et certains soirs, choisir la simplicité pour le dîner. … c’est la meilleure décision.