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Une mère fatiguée rentre du travail et retrouve ses deux enfants qui l'accueillent avec enthousiasme dans une cuisine familiale animée.
vie de famille

DU BUREAU À TABLE EN VINGT MINUTES

Talina
Talina

Il est six heures moins dix. La voiture est garée, mais dans votre tête vous terminez encore une phrase de votre dernière réunion. La porte s'ouvre avant que vous ayez trouvé vos clés, et la première chose qu'on vous dit, c'est : « On mange quoi ce soir ? »

Bonne question. Vous n'en avez aucune idée.

Ce n'est pas la cuisine

Des pâtes, c'est un quart d'heure. Vous en avez fait des centaines de fois, et vous pourriez en faire presque les yeux fermés. Si le repas du soir n'était qu'une affaire de cuisine, dix-huit heures serait le moment le plus facile de la journée.

Ce qui rend ce moment difficile, c'est que les vingt premières minutes à la maison vous demandent d'être trois personnes à la fois. Celle qui est encore au travail. Celle qui doit décider de ce que tout le monde mange. Et celle dont quelqu'un a besoin tout de suite, pour un devoir, une chaussure perdue ou une histoire qui ne peut pas attendre.

Chacune des trois, ça va. Les trois dans le même quart d'heure, c'est ce qui fait basculer une bonne journée tout à la fin.

Changer de mode prend plus de temps que le trajet

La route ou le train devrait servir de transition entre le travail et la maison. C'est rarement le cas. Vous lisez encore un message au feu rouge, vous repassez une conversation dans votre tête, et vous arrivez avec l'esprit encore à moitié au bureau.

C'est normal. Changer de mode prend du temps, et la soirée ne l'attend pas. La question n'est donc pas de basculer plus vite. C'est de vous en demander moins pendant que vous êtes encore en train de basculer.

Décidez du repas du soir avant de rentrer

Le changement qui aide le plus est tout petit : savoir ce qu'on mange avant de franchir la porte. Pas cuisiné. Décidé.

Une décision prise à midi ne coûte rien. La même décision à six heures moins dix, le frigo ouvert et trois voix derrière vous, coûte plus cher que la cuisine elle-même. Sortez-la de ce moment-là, et ces vingt minutes retrouvent de la place.

La façon de décider vous appartient. Un plan approximatif pour la semaine, le dimanche. Une grande casserole qui fait deux soirs. Ou, les soirs dont vous savez déjà qu'ils seront chargés, un plat déjà cuisiné qui demande trois minutes au micro-ondes. Tout fonctionne, du moment que la question est réglée avant dix-huit heures.

Cinq minutes avant la cuisine

Ce conseil semble à l'envers. En rentrant, n'allez pas directement dans la cuisine.

Enlevez votre manteau. Asseyez-vous cinq minutes avec ceux qui sont là. Écoutez l'histoire qui ne pouvait pas attendre. La cuisine ne va pas s'envoler, et le repas sera sur la table dix minutes plus tard, au maximum.

Ce que vous y gagnez, c'est une soirée qui commence avec vous à la maison, plutôt qu'encore en route. Ça paraît plus lent. En général, ça va plus vite, parce que personne ne vous tire par la manche pendant que l'eau chauffe.

À essayer cette semaine

  • Choisissez un soir et décidez de son repas dès midi. Un seul, pour sentir la différence.
  • Répondez à « on mange quoi ce soir ? » avant qu'on vous pose la question. Un mot sur le frigo suffit.
  • Accordez-vous cinq minutes en rentrant, et dites à toute la famille qu'elles sont à vous.

Dix-huit heures ne sera jamais l'heure la plus calme de la journée. Il s'y passe trop de choses, et une partie, c'est du bon bruit.

Mais ce n'est pas forcément l'heure où une bonne journée déraille. Retirez-en une seule décision, et c'est simplement l'heure où tout le monde rentre.

Une décision de moins les soirs chargés ? Jetez un œil au menu de cette semaine — douze plats, une sélection différente chaque semaine, et vous pouvez sauter n'importe quelle semaine.

À lire ensuite : Le repas du soir à la rentrée : comment faire simple

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